Boycott
US - Étude IPSOS / leDénicheur.
● Plus d’un Français sur deux (52 %) a déjà ou est prêt à boycotter les plateformes e-commerce américaines.
● Plus d’un Français sur deux (55%) a déjà ou
est prêt à boycotter les marques de produits high-tech américaines.
Le marché de
l'e-commerce français et la consommation de produits high-tech sont largement
dominés par quelques géants américains, Amazon et Apple en tête. Un avantage
pratique et économique pour le premier, des arguments marketing incontestables
pour le second. Cependant, cette suprématie pourrait être remise en cause. Dans
un contexte géopolitique tendu, les appels au boycott des marques américaines
gagnent du terrain en France.
leDénicheur,
comparateur de prix et de produits utilisé par des millions de consommateurs,
en partenariat avec Ipsos, a interrogé 1 000 Français pour comprendre leurs
intentions et leur rapport aux alternatives locales en matière d’e-commerce et
de produits high-tech.
“Bien que les géants
américains tels qu'Amazon et Apple soient profondément ancrés dans les
habitudes de consommation des Français, une majorité d'entre eux se déclare
aujourd'hui favorable au boycott des plateformes e-commerce et des marques
high-tech américaines.” introduit Romain Gavache, Directeur France de
leDénicheur.
Les chiffres clés de l’étude
● 64% des Français considèrent le boycott comme
un levier de pression comme une action utile.
● 16% boycottent déjà les plateformes
e-commerce américaines, et 36% envisagent de le faire (soit un total de 52%).
● 15% boycottent déjà
les marques de produits high-tech américaines, et 40% pourraient s’y mettre
(soit au global 55%).
● Un tiers des Français (33%) sont prêts à
privilégier des alternatives françaises et européennes identifiées en matière
de produits high-tech et d’e-commerçants.
● 38 % des Français souhaitent privilégier des alternatives locales pour les produits high-tech, et
40% aimeraient se tourner
vers des plateformes d’e-commerce locales, mais ils ne savent pas quelles
options sont disponibles.
Une majorité des
Français et notamment les plus jeunes, est favorable au boycott des marques
américaines.
6 Français sur 10 (64%) considèrent que le boycott est une action utile pour faire pression sur une marque ou une entreprise. Les 18/34 ans semblent les plus convaincus de l’efficacité de cet acte
(69%, contre 62% chez les 35/54 ans et 64% chez les
55/75 ans). Cependant, il reste un scepticisme : 28% des Français considèrent
que le boycott est inutile, dont 7% qui le rejettent catégoriquement…
Sur l’intention de
boycott, une majorité de Français se déclare prête à boycotter les géants
américains d’e-commerce et des produits high-tech, avec des différences
marquées selon les tranches d'âge.
● 16% des Français boycottent déjà les
plateformes e-commerce américaines, et 36% envisagent de le faire. Les 55/75
ans sont les plus enclins à les boycotter (21% vs. 16% chez les 18/34 ans).
● En ce qui concerne
les marques high-tech américaines, 15% des Français les boycottent déjà, et
40%
pourraient s’y mettre. Les 55/75 ans sont encore une fois les plus engagés,
avec 21% boycottant déjà ces marques (vs. 13% chez les 18/34 ans).
Cependant, un tiers des
Français reste attaché aux marques américaines :
● 34% des Français ne
comptent pas boycotter les plateformes e-commerce américaines (32% des
18/34
ans contre 28% des 55/75 ans).
● 31%
des Français ne prévoient pas de boycott des marques high-tech, surtout chez
les jeunes adultes (38% des 18/34 ans vs 23% chez les 55/75 ans).
Romain Gavache,
Directeur France de leDénicheur, commente : « Nous
remarquons que les
18-34 ans sont les plus convaincus de l’efficacité du
boycott, mais qu’ils le pratiquent moins que leurs aînés et semblent être les
plus attachés aux marques et plateformes. »
Une demande croissante
pour des alternatives françaises et européennes
Les résultats de
l’étude montrent un désir marqué de soutenir des alternatives locales, mais
également un manque de visibilité des solutions disponibles. Cette tendance
représente un véritable enjeu pour les acteurs locaux.
● 33% des Français sont prêts à privilégier des
alternatives locales pour l’e-commerce qu’ils ont totalement identifiées,
principalement chez les plus de 55 ans (38% versus 29% chez les 18/35 ans).
● Un tiers des répondants (33%) sont également
prêts à privilégier des alternatives identifiées pour des produits high-tech
principalement chez les plus de 55 ans (41% versus 24% chez les 18/35 ans).
Une opportunité se
présente donc pour les marques françaises et européennes : répondre à une
demande croissante de produits locaux tout en améliorant la visibilité et
l’accessibilité de leurs offres.
Romain Gavache poursuit : « Le principal obstacle à la volonté de boycott est le manque de visibilité des alternatives locales, en particulier pour les produits high-tech. En effet, bien qu’une majorité des Français se montre prête à boycotter les marques américaines, les options françaises ou européennes sont encore limitées. »
Manque de visibilité
sur les alternatives locales en high-tech et e-commerce : un frein au
changement de comportement des consommateurs
● Dans
le secteur des produits high-tech, la situation est particulièrement complexe :
bien que des alternatives existent, les systèmes d’exploitation des smartphones
restent majoritairement américains. 38% des Français souhaitent privilégier des
alternatives locales pour ces produits (notamment les
18/34 ans, 43% contre 37%
chez les 35/54 ans et 36% chez les 55/75 ans), mais ne savent pas quelles
options sont disponibles. Cela souligne que le manque de visibilité constitue
un frein majeur à ce changement de comportement.
● Pour les plateformes d’e-commerce, les alternatives françaises existent en quantité suffisante, avec des sites offrant des inventaires compétitifs. Cependant, le principal défi réside dans le changement d’habitudes, nécessitant des compromis tels que l’achat sur plusieurs sites différents ou des délais de livraison légèrement plus longs. Malgré ces obstacles, 40% des Français souhaitent privilégier des alternatives locales pour les plateformes d’e-commerce (principalement chez les 18/34 ans, 44% contre 37% chez les 35/54 ans et 39% chez les 55/75 ans), mais ignorent quelles alternatives s'offrent à eux.