Et 30% considèrent que l’investissement est
réservé aux foyers les plus aisés
- 88% des Français épargnent
- 45% avancent le manque de connaissance comme
frein à l’investissement
- 30% n’ont aucune confiance dans les
institutions financières
- 41% considèrent que l’investissement n’est
pas accessible à tous
- 19% se renseignent sur les réseaux sociaux
en matière de finance (38% chez les -35 ans) ;
Entre manque de confiance et excès de prudence, plus d’1 Français sur 4 (28%) ne s’estime pas suffisamment compétent et légitime pour investir. Tel est l’un des principaux enseignements de l’étude
« Faute d’éducation financière, les Français restent
réticents à l’investissement » dévoilée par Mon Petit Placement, la start-up
lyonnaise qui démocratise l’épargne pour tous, à l’occasion de la Semaine de
l’éducation financière 2025.
En cause ? Un déficit
d’information et de culture financière, qui dissuade de nombreux particuliers
de réaliser des placements « choisis » et de diversifier leur patrimoine.
L’histoire montre
pourtant qu’il vaut souvent mieux se lancer avant que toutes les incertitudes
ne se dissipent, pour peu que l’on dispose de quelques notions de base en
matière de gestion des risques.
Épargne : les Français
sur la défensive
« Vivre c’est vivre, pas compter », aurait pu écrire Françoise Sagan. Une philosophie que ses compatriotes aiment démentir ou prendre à contre-pied, et pas qu’un peu. Près de 88% des Français possèdent un ou plusieurs produits d’épargne, selon l’étude conduite par Mon Petit Placement.
Dans le détail, plus de la moitié (55%) mettent de
côté au moins 5% de leur rémunération mensuelle, tandis qu’un tiers (32%)
épargnent en moyenne 5à 10 % du salaire. Et contrairement à certaines idées
reçues, l’immobilier n’est pas l’objectif premier des épargnants. Dans 42% des
cas, l’épargne est d’abord une épargne de précaution, loin devant l’épargne de
projet (en vue d’un achat), de retraite ou de placement (15%).
28% des Français
considèrent ne pas disposer d’une éducation financière suffisante pour investir
Les Français n’ont de
toute évidence pas l'âme du loup de Wall Street. Ainsi, 58% perçoivent les
placements financiers comme un risque pouvant conduire à la perte de leurs
économies. 47% évoquent également un manque (présumé) de capital de départ, et
presqu’autant, 45%, une absence de connaissances sur les opportunités
d’investissement. Par ailleurs, 30% n’ont aucune confiance dans les
institutions financières. Quel que soit le frein évoqué, un facteur commun
domine en arrière-plan : le déficit de culture financière ! Plus d’1 Français
sur 4 (27%) juge d’ailleurs son niveau d’éducation financière insuffisant,
voire très insuffisant.
Le syndrome de
l’imposteur
Conséquence logique, 41% des particuliers estiment que l’investissement n’est pas accessible à tous. Parmi eux, certains (30%) considèrent l’épargne financière comme l’affaire des plus aisés, quand d’autres (11%) la pensent réservée aux seuls spécialistes. Le phénomène de l’imposteur ? Probablement. Plus
d’1 sondé sur 4 (28%) ne se sent pas légitime pour investir. Il serait erroné pour autant de douter de la curiosité des Français. En mal d’informations, 60% d’entre eux se tournent vers leur banquier, contre
30% qui optent plutôt pour ‘le bouche à oreille’ (famille
et amis). Illustration du poids grandissant des réseaux sociaux : 19% font
davantage confiance aux influenceurs qu’aux médias traditionnels (16%), un
chiffre qui monte à 38% chez les 18-34 ans !
Hommes et femmes,
jeunes et vieux : un regard différent sur l’investissement
L’enquête révèle néanmoins que l’intérêt pour la finance n’est pas homogène au sein de la population. Les jeunes générations tendent à montrer plus d’appétence, mais aussi une plus grande confiance face à l’investissement. Les chiffres sont là encore sans équivoque. 64% des 18-35 ans conçoivent l’investissement comme un domaine accessible à tous, contre 50% chez les plus de 65 ans. En outre, 82% des 18-50 ans se voient comme suffisamment compétents pour investir, contre 64% des plus de
50 ans. Un fossé subsiste également entre les hommes et les femmes. 65% des hommes estiment que l’investissement est à la portée de tous, contre 59% de leurs homologues féminins. Plus parlant encore, 81% des hommes se sentent légitimes pour investir, contre seulement 63% des femmes. Résultats pouvant indiquer que, loin de se désintéresser des questions financières, les femmes ont simplement une moins bonne appréciation de leur niveau d’expertise.