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[Les entretiens d'Esteval] Jérome Rusak, Président de L&A Finance

Entretien avec Jérome Rusak – Président de L&A Finance

Expert-comptable de formation, Jérôme Rusak est un entrepreneur dans l'âme. À la tête de L&A Finance, il a pour objectif de démocratiser la gestion de fortune en s'appuyant sur l'expertise, l'indépendance et une dynamique nourrie par l'acquisition et le déploiement de savoir-faire.

L'histoire de votre cabinet de gestion de patrimoine est atypique. Quelles ont été les grandes étapes de votre développement ?

Après avoir fondé Lonlay et associés il y a près de 20 ans avec Guillaume de Lonlay, nous avons cédé notre cabinet à un grand groupe financier il y a une dizaine d'années. Après une cohabitation qui a duré deux ans, nous avons souhaité reprendre en main la destinée de notre entreprise afin de conserver la dynamique entrepreneuriale, empreinte d’indépendance, que nous y avions insufflée dès le départ. C'est à ce moment-là que la deuxième phase de croissance de notre cabinet a été initiée. Entre 2013 et 2016, nous avons œuvré à son redéploiement et l’avons stabilisé avec des effectifs voisins de 25 personnes. C'est à ce moment-là que mon associé historique, Guillaume de Lonlay, a souhaité se retirer. Je lui ai donc racheté ses parts.

Que s'est-il passé ensuite ?

Nous avions atteint un rythme de croisière pertinent mais nous avions d'ores et déjà l'intuition que le phénomène de digitalisation allait considérablement modifier notre métier. Nous avons donc procédé à plusieurs changements. Dans un premier temps, le cabinet a été renommé L&A Finance en 2018. Nous avons ensuite observé la concurrence et notamment les différents modèles de développement qui ont caractérisé les métiers de la gestion de patrimoine au cours de la dernière décennie. Nous avons fait le constat que parmi les différents statuts auxquels pouvaient prétendre les conseillers celui d'indépendant s'avérait – et de loin – le plus pertinent comparativement aux statuts de salarié ou d’affilié. En poursuivant notre réflexion, il nous est néanmoins apparu que, tout en étant indépendant, le conseiller avait besoin de fonctions supports et de différents services auxquels peut prétendre un salarié. Nous avons donc décidé d'appliquer un modèle de développement qui s'adapte à cette réalité dans un contexte de consolidation de la profession.

Quelles sont aujourd'hui vos ambitions ?

En nous appuyant d'une part sur l'indépendance et la fibre entrepreneuriale de nos collaborateurs et d'autre part sur une exigence de formation constante, nous avons l'ambition de développer notre activité et ainsi d'apporter aux Français des réponses adaptées pour leur patrimoine. Les perspectives nous apparaissent importantes pour plusieurs raisons. L'argent reste un sujet tabou dans notre pays - ce qui explique que la culture financière est encore très faible – or les besoins en matière de gestion de patrimoine vont s'intensifier dans la mesure où la pression fiscale va nécessairement grandir alors même que la protection sociale risque fort d'être affaiblie. À cette situation, deux réponses peuvent être apportées : l'autonomisation des Français face aux sujets patrimoniaux ou le déploiement de conseillers qui soient réellement au service de leurs clients.

Quel est le profil des conseillers de L&A Finance ?

Nous misons beaucoup sur la formation en mettant l'accent sur les aspects pratiques du métier. Selon les cas, les jeunes conseillers qui nous rejoignent sortent des meilleures écoles d'ingénieurs ou de commerce. Nous les formons à nos approches et à nos valeurs tout en les aidant à obtenir l'ensemble des accréditations nécessaires. L'essentiel des formations que nous proposons sont faites en interne, certaines d'entre elles peuvent être validées dans le cadre de l'obtention d'une accréditation mais nous avons aussi recours à des personnalités extérieures au groupe afin de leur apporter des expertises complémentaires et spécifiques. 

Vous êtes donc optimiste quant à l'avenir de la profession ?

Absolument ! La professionnalisation progressive de nos métiers est encourageante en ce sens qu’elle crédibilise toujours davantage les conseillers. Ceux-ci devraient être amenés à gérer une part toujours plus importante de l'épargne des Français alors que les institutions financières classiques poursuivent leur rationalisation. Dès lors, elles délaissent une part significative de leurs clients dont l'épargne a pourtant considérablement augmenté ces dernières années et encore plus depuis le début de la crise sanitaire. Nous comptons apporter des réponses à toutes les personnes qui, faute de temps ou d'informations pertinentes, ne parviennent pas ou plus à organiser efficacement leur patrimoine.

Propos recueillis par Thierry Bisaga

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