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[Etude] Pour 82% des Français l’entreprise a un rôle majeur à jouer pour une société plus inclusive

Alors que l’inclusion s’annonce comme un thème phare des prochaines élections présidentielles en 2022, le Groupe APICIL, 3ème groupe français de protection sociale, publie les résultats d’une enquête sur « Les Français et l’inclusion »  réalisée avec l’institut de sondage OpinionWay.

Force est de constater que les Français demeurent partagés sur l’état de l’inclusion dans notre pays : 52% estiment que la société française est inclusive, 46% déclarent le contraire. Selon eux, pour favoriser la progression de l’inclusion dans l’ensemble de la société, l’entreprise a un rôle primordial à jouer (82%).

« Malgré des progrès réalisés depuis ces dernières années, le chemin vers une société française perçue comme inclusive reste encore long. Les Français observent en effet encore des discriminations, et cela sur des critères très variés. C’est la jeune génération qui est la plus critique, elle exprime de fortes attentes en matière de lutte contre les inégalités. Pour rendre une société plus inclusive, il est nécessaire de mobiliser toutes les générations et l’ensemble des acteurs qui la composent », analyse Philippe Barret, Directeur Général du Groupe APICIL.

L’inclusion : un concept encore trop méconnu

S’opposant à la discrimination, l’inclusion donne une place à chaque individu dans la société, quelles que soient ses caractéristiques (genre, culture, origines, religion, handicap, niveau social, etc). Interrogés sur leur connaissance de cette définition de l’inclusion, plus d’un Français sur deux n’est pas en mesure d’en apporter une (55%). Ils l’associent avant tout aux personnes en situation de handicap (26%), à l’égalité femmes-hommes (23%), aux personnes LGBTI+ et aux étrangers (22%).

Les Français ont également une connaissance partielle des mouvements qui défendent l’inclusion, que ce soit #Metoo, Black Lives Matter, Ok Boomer, ou le Body positive. 71% d’entre eux déclarent connaître au moins un d’entre eux, ce qui peut paraître élevé mais qui masque en réalité des disparités. #Metoo (64%) et Black Lives Matter (53%) sont les plus connus, peut-être parce que les plus médiatisés, tandis que Ok Boomer (27%) et le Body positive (25%) passent plus inaperçus. En outre, alors que les jeunes, et en particulier les 18-24 ans, ont une bonne connaissance de ces mouvements, avec des résultats jusqu’à 29 points au-dessus de la moyenne, (54% de notoriété pour le Body positive, 68% pour Black Lives Matter), les 65 ans et plus ne sont que 6% à connaître le Body positive.

Une société française plus inclusive mais encore trop inégalitaire

Selon les Français, la société aurait fait des progrès en matière d’inclusion : près d’un sur deux considère qu’elle est plus inclusive qu’il y a 20 ans (46%). Les plus âgés sont une majorité à faire ce constat (50% des 65 ans et plus). A l’inverse, seuls 37% des moins de 35 ans sont du même avis. Conséquence : les Français sont partagés sur l’état de l’inclusion aujourd’hui puisqu’ils sont 52% à estimer que la société française est inclusive et 46% à déclarer le contraire.

Cet avis mitigé s’explique par leur sentiment unanime concernant les nombreuses discriminations qu’ils constatent au quotidien. Les discriminations liées au handicap (83%), à l’origine ou à la race supposées (82%), à l’apparence physique (81%) et à l’orientation sexuelle ou l’identité de genre (80%) sont celles que les Français relèvent le plus. La situation de famille (61%) et la grossesse (53%) sont celles qu’ils observent le moins. Les femmes perçoivent plus de discriminations liées au genre que les hommes (79% vs 69%) ; chez les plus âgés, les inégalités concernant l’âge sont plus observées que chez les jeunes (80% chez les 65 ans et plus vs 66% chez les 18-24 ans).

De manière générale, les jeunes se montrent plus critiques envers les discriminations en France. 49% des moins de 35 ans estiment qu’aucun domaine n’est épargné (15 points de plus que la moyenne). Les femmes se montrent également plus sévères (39%, 5 points de plus).

Incontestablement, la crise sanitaire et économique aggrave les préjugés, les stéréotypes et donc les inégalités. Six Français sur dix estiment ainsi qu’elle a un impact négatif sur les disparités scolaires (69%), sociales (69%) et sur l’accès aux soins (64%). Notons également que les femmes, qui ont été pénalisées par la généralisation du télétravail, affirment à hauteur de 53% que la crise a un impact négatif sur les discriminations femmes-hommes.

Les entreprises au cœur des enjeux d’inclusion

Selon les Français, le sujet de l’inclusion doit être pris en main par l’ensemble des acteurs de la société. Ils sont 82% à soutenir que les entreprises ont un rôle à jouer en matière d’inclusion, un rôle important même pour 49% d’entre eux. Parmi les autres acteurs, les citoyens (86%), les pouvoirs publics (85%) et les écoles (85%) sont jugés les plus légitimes. De plus, alors que 71% des Français estiment que les associations agissent suffisamment, ils ne sont plus que 49% à penser que les entreprises s’impliquent assez pour favoriser l’inclusion. Si elles sont présentées comme les plus légitimes pour œuvrer à l’inclusion, les Français jugent donc qu’elles agissent très peu. D’ailleurs, seuls 56% des salariés constatent que leur entreprise est engagée dans une politique de lutte contre les discriminations. Pourtant, elle leur est bénéfique : plus de six Français sur dix perçoivent l’inclusion comme une richesse pour les organisations (69%), en tant que facteur d’innovation (64%) ou de performance (61%).

Parmi les actions que les entreprises pourraient mettre en place pour favoriser l’inclusion, les Français misent autant sur la sensibilisation au sein de l’organisation (55%) que sur les actions liées à l’embauche ou au maintien dans l’emploi (60%). Concrètement, la sensibilisation de tous les salariés ressort en premier lieu (29%), suivie par l’anonymisation des CV (24%), la sensibilisation des Ressources Humaines (23%), la création de services dédiés à l’accompagnement des travailleurs en situation de handicap (22%), le maintien dans l’emploi des séniors (20%) et l’embauche des jeunes (20%).

« Les enjeux d’inclusion ne se limitent pas seulement au recrutement.  La diversité doit aussi être prise en compte dans la gestion des talents, dans l’évolution des carrières, et l’ensemble des acteurs de l’entreprise, les RH et les membres du comité de direction en tête, doivent y être sensibilisés. La signature de la charte de la Diversité, de la charte d’engagement LGBT+ de l’Autre Cercle ou encore de la convention de l’Agefiph (Association pour la gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) offrent autant de possibilités aux organisations de s’engager au quotidien », poursuit Sofiène Chaabani, Responsable Recrutement Emploi Diversité du Groupe APICIL.

« Le rôle des entreprises est prépondérant dans la construction d’une société française plus inclusive. Leurs actions doivent être renforcées, c’est une nécessité. Au sein du Groupe APICIL, nous sommes convaincus du bénéfice de répondre à ce sujet au sein de l’entreprise. C’est une source de richesse, un levier de performance, une forme d’égalité professionnelle qui permet de fluidifier les relations dans l’organisation. Depuis plusieurs années déjà, nous avons engagé une politique visant à lutter contre toutes les discriminations. Notre action en faveur de l’inclusion doit être permanente, et ce quelles que soient les crises que nous traversons », conclut Damien Dumas, Directeur de la stratégie en charge de la RSE du Groupe APICIL.

 

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