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Allocation d'actifs : trois règles de conduite pour les investisseurs particuliers

« Jamais l’économie n’a eu autant d’importance sur l’épargne et sur les décisions d’investissement. » C’est avec ces quelques mots qu’Olivier Potellet, président-directeur général de Legal & General France, a inauguré la réunion de presse du 19 mars à laquelle étaient conviés à s’exprimer Jean-Pierre Petit, président des Cahiers verts de l’épargne, et Jean-François Bay, directeur général de Morningstar France.

« Il faut toujours faire une distinction entre la rhétorique électorale et la réalité, surtout en Italie, a déclaré Jean-Pierre Petit. Le message italien à l’Europe est le suivant : les pressions récessives induites par l’ajustement budgétaire et les réformes structurelles appellent de la part de l’Allemagne et de la Banque centrale européenne une attitude plus accommodante en termes financiers (politiques monétaire et de change) et dans le sens d’une activation de la demande intérieure outre-Rhin. L’Italie, poursuit-il, a des atouts : faiblesse de l’endettement des ménages, socle industriel plus large qu’en France, capacité à dégager des soldes primaires positifs. »

Dispersion des performances

L’économiste pense aussi que, tôt ou tard, l’Espagne demandera de l’aide, ce qui déclenchera l’OMT (outright monetary transactions, ou rachat de dettes publiques). « Des arguments plaident en faveur d’une telle demande. » Ils ne manquent pas : taux encore trop élevés pour assurer une « soutenabilité » de la dette, pressions des agences de notation, situation sociale dégradée, banques structurellement fragiles, sensibilité à l’aversion au risque, pressions « indépendantistes ». Pour que les mesures d’assouplissement monétaire non conventionnelles aient une chance de produire leurs effets, encore conviendrait-il que le processus d’unification politique soit plus marqué…

Jean-François Bay a, pour sa part, fait notamment observer que « les écarts entre les allocations d’actifs, selon que l’on est optimisme ou prudent, n’ont jamais été aussi importants ». Il faut s’attendre à une « grande dispersion des performances sur les rendements futurs des fonds en euros ». Sans sortir des actifs refuges, pas moyen de compenser la baisse des rendements ! Les passifs augmentent. Les actifs baissent. Les professionnels ont du mal à s’y retrouver. C’est encore plus difficile pour les particuliers. D’où le besoin de conseil.

Selon Olivier Potellet, qui note que « le temps s’est nettement raccourci dans l’esprit des clients », un particulier doit respecter trois règles de conduite : « Exiger la composition des fonds, ne pas souscrire à ce qu’il ne comprend pas, attendre que le conseiller prenne contact avec lui. »

Michel Lemosof

 

A suivre dans le Bas de laine n°245 :  Nos suggestions en matière d'allocation d'actifs dans les contrats d'assurance-vie

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