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[Tribune] Collaborateurs de l’entreprise et gouvernance

Par Maud Lorant, Directrice recrutement chez SII, entreprise de services du numérique

Le « futur du travail » (« future of work »), le concept est désormais partout, poussé par les grands cabinets de conseil en management. C’est un fait, les conditions et le cadre de travail sont voués à évoluer de manière extrêmement rapide du fait de la digitalisation des entreprises. Travail à distance, organisation multi-sites, évolutions des règles de gouvernance, les cas concrets sont nombreux et nous y sommes désormais régulièrement confrontés. 

Ces transformations nouvelles pour beaucoup existent depuis plusieurs années au sein des entreprises de services du numérique. Celles-ci collaborent en effet avec un grand nombre de salariés délégués chez leurs clients. Garder un esprit d’équipe, favoriser l’engagement et pérenniser la collaboration sont des enjeux essentiels de leurs directions en ressources humaines.

Parmi les bonnes pratiques déployées, celle liée à une collaboration participative mérite d’être mise en avant. Son principe est simple : quoi de mieux que de mobiliser l’intelligence collective pour améliorer les pratiques managériales. Une tendance nouvelle qui a pris forme au milieu de la dernière décennie. La logique de collaboration nouvelle génération repose sur des bases faciles à appréhender. 

Les collaborateurs ont la possibilité de devenir acteurs des décisions liées par exemple au cadre et à l’environnement de travail. Ceux-ci peuvent proposer des projets. Ils disposent d’une trésorerie et d’un périmètre opérationnel préalablement discuté avec leurs managers. Ils votent et déterminent ainsi des changements organisationnels ou des éléments liés à la qualité de vie au travail (QVT).

Ce que nous connaissons aujourd’hui au niveau démocratique, tel que les chantiers citoyens des grandes métropoles françaises, a porté ses fruits depuis longtemps dans les entreprises. Nous retrouvons des collaborateurs plus investis, épanouis, fidèles et attachés à la culture de l’entreprise. Le contexte de crise sanitaire que nous traversons est par ailleurs une réelle opportunité de prendre le pouls dans son entreprise et de mettre en place des solutions afin que les salariés puissent échanger et donner leur avis sur l’organisation du travail et les objectifs pour le futur de l’entreprise.

Toute bonne pratique doit être encadrée afin de porter ses fruits. Les entreprises qui souhaitent s’engager dans une collaboration participative doivent au préalable déterminer leur territoire. Nous ne parlons pas d’entreprises ouvertes ni de gouvernance horizontale Aussi positives soient-elles, ces approches restent à ce jour en construction. Pareillement, les sociétés doivent veiller à ce que les projets mis en place restent fidèles aux valeurs de l’entreprise. Rien n’est plus dangereux que de créer des environnements au sein desquels il n’existe pas de cohérence.

Aujourd’hui c’est un fait, les entreprises sont évaluées par leurs salariés. Il est devenu essentiel de donner pour mieux recevoir et ainsi favoriser l’épanouissement, gagner en attractivité et accroître la fidélité des collaborateurs. Si les entreprises du numérique sont des précurseurs, de nombreux secteurs de l’économie restent encore frileux et peinent à s’engager sur ces nouveaux chemins. Que celles-ci avancent en confiance, les bénéfices de ces pratiques sont considérables et à la portée de tous.

 

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