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Le Conseil en Management va recruter 4 000 jeunes diplômés en 2016

Consult’in France-Syntec Stratégie et Management* réalise chaque année une étude du marché du Conseil. Celle-ci représente l’ensemble du secteur, les grands comme les petits cabinets, adhérents ou non à l’association professionnelle. Au-delà du taux de croissance du secteur de +6,3% cette année, elle présente une croissance des chiffres des recrutements. L’année dernière,  3 000 jeunes diplômés ont été recrutés par les cabinets de Conseil, faisant du secteur le 1er recruteur des jeunes diplômés.

Cette année, les cabinets vont recruter environ 8 000 personnes dont 50% de jeunes diplômés issus à part égale d’écoles d’ingénieurs et d’écoles de commerce.
Mais le plus grand défi pour les cabinets de conseil sera de réussir à attirer et conserver les profils plus expérimentés - 5 à 10 ans d’expérience - qui sont très recherchés sur le marché de l’emploi, les rendant de ce fait beaucoup plus chers.


Qui recrutera le plus ?

Avec un turn-over de l’ordre de 15 à 20% des effectifs globaux et une croissance de plus de 6%, ce n’est pas moins de 25% des effectifs du secteur (32 000 personnes) qui seront recrutés cette année pour pallier le turn-over et trouver les ressources rendues nécessaires par la croissance.
Tous les cabinets sont touchés par ce phénomène et tous les secteurs sont concernés. On peut s’attendre à ce que ce soient les premiers secteurs qui recrutent le plus. L’activité des cabinets se répartit principalement entre les services financiers (30%), l’Industrie (26%), l’énergie (11%) et le Secteur Public (9%) mais ce ne sont pas nécessairement les spécialistes de la Banque Assurance qui recrutent le plus de jeunes diplômés. En effet, ce secteur a surtout besoin de profils expérimentés pour répondre aux enjeux complexes des problématiques réglementaires, de sécurité, du Big Data et de la transformation digitale.
C’est plutôt les cabinets implantés dans l’Industrie et l’Energie qui recrutent des jeunes diplômés qu’ils forment aux spécificités de leurs clients. Les effectifs étant les plus nombreux dans les Grands cabinets, c’est en principe vers eux que doivent se tourner les candidats à la recherche d’un premier emploi dans le conseil. Les cabinets de taille moyenne, qui bénéficient du taux de croissance relatif le plus élevé, offrent également des perspectives intéressantes.


Profil type du jeune diplômé

Si les start-ups ont un pouvoir d’attraction très fort sur les nouvelles générations, la profession du conseil n’a rien perdu de son attractivité et continue à recruter sans difficulté des jeunes diplômés issus des meilleures écoles de commerce et d’ingénieurs. En effet, le conseil demeure pour les jeunes diplômés un formidable tremplin pour leur carrière.
Dans ce cadre, un diplôme d’une Grande Ecole continue à être un avantage mais les cabinets cherchent à diversifier leurs recrutements et s’ouvrent à d’autres types de formation. La réforme LMD a porté ses fruits et les profils universitaires sont désormais de plus en plus recherchés (finance, économie, gestion, droit, psychologie, etc…).
Avec une activité de 39% à l’international, soit directement soit au travers de réseaux, une expérience à l’étranger est devenue primordiale. Pour séduire les cabinets, les jeunes diplômés doivent donc démontrer une réelle appétence pour l’international et obligatoirement avoir effectué un parcours à l’étranger au travers d’un stage ou d’une double formation. L’anglais comme langue de travail est devenu incontournable et une troisième langue constitue un véritable avantage.
L’expérience acquise au travers de « bons » stages est essentielle mais celle-ci reste insuffisante pour faire d’un junior un expert. Les recruteurs savent bien qu’une période de 6 mois, ou même d’un an, dans un secteur ne façonne pas un spécialiste. Une référence dans une entreprise prestigieuse reste cependant un élément distinctif particulièrement « vendeur » dans un cv de débutant car elle reste synonyme d’excellence.
La diversité est dans la bouche de tous les DRH. Avec 60% d’hommes et 40% de femmes parmi les jeunes recrues, les jeunes femmes gardent encore une carte à jouer dans un secteur à la recherche de la parité. Si le marché continue à accorder sa préférence aux diplômes nationaux, la bi-nationalité, qui démontre l’ouverture culturelle, est devenue un atout en période de mondialisation. Tout comme sont très recherchés les étudiants étrangers diplômés des écoles françaises.


Le consultant expérimenté une denrée rare

Pour les cabinets de conseil, comme pour d’autres acteurs de l’économie, l’enjeu principal concerne la recherche et la conservation des profils expérimentés, avec 5 à 10 ans d’expérience. L’ancienneté n’est cependant pas un élément suffisant, ces derniers doivent afficher une réelle spécialité dans un, voire deux, domaines. Outre des compétences techniques, ils doivent également maîtriser les fameux « consulting skills », savoir-faire et savoir-être, expérience de prestataire, compétences en gestion d’équipe et en management de projet, capacité à communiquer, mobilité géographique, agilité intellectuelle, adaptabilité interculturelle, etc.
Du fait de la crise économique, les profils expérimentés sont moins nombreux actuellement, faute d’avoir été suffisamment formés dans la période précédente. Cette pénurie relative, couplée à la reprise, crée mécaniquement une tension sur ces profils et les conditions d’une spirale inflationniste sur les salaires. Pour y faire face, les cabinets de conseil tendent à élargir le champ traditionnel du recrutement. Ils vont, par exemple, chercher des profils expérimentés dans d’autres métiers de services dont les codes sont proches de ceux du conseil. Par ailleurs, des projets de formation accélérée aux spécificités du conseil pour les cadres en réorientation sont en train de voir le jour au sein de plusieurs grandes écoles, ce  qui permettrait de résoudre ce problème de pyramide des âges au sein de la profession.


Attirer et fidéliser les talents

Les ressources humaines, spécifiquement la conquête et la conservation des talents, constituent l’enjeu principal pour l’avenir de la profession. Les sociétés de conseil y consacrent des moyens importants et déploient des efforts renouvelés pour attirer et conserver les talents. Dans ce cadre, les réseaux sociaux sont au cœur de la politique RH des cabinets. En 2016, comme les années précédentes, le niveau des rémunérations pour les profils junior est sensiblement au niveau de ce que proposent les autres secteurs de l’économie. L’inflation ayant repris sur les niveaux expérimentés. Sur le plan non monétaire, les cabinets ont fait d’énormes progrès en matière d’équilibre vie professionnelle – vie privée et ont mis en place des packages très attractifs. Ces efforts s’avèrent payants, puisqu’au dernier classement « great place to work », les cabinets de conseil étaient sur le haut du podium. Ils ont, notamment, amélioré le cadre de travail des consultants à qui ils offrent de nouvelles perspectives professionnelles, des opportunités de monter en compétences, des carrières à l’international, etc. Par ailleurs, ils favorisent une meilleure communication entre les salariés et pratiquent un lissage des relations hiérarchiques avec, en toile de fond, le souci du bien-être au travail et de la fidélisation des meilleurs talents.

*Consult’in France regroupe 85 cabinets, représentant près de 70% du marché du conseil en stratégie et management en France (plus de 5 Mds€). Il rassemble des sociétés très diversifiées, tant par leur taille que par leur domaine d’expertise, qui interviennent auprès des entreprises du secteur privé et public.

http://www.consultinfrance.fr/


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